Charles Pennequin et Armée Noire

blog de charles

l'amitié... petite lettre écrite en lisant "autopsie du dehors", de jann-marc rouillan

22/04/2012 - 13:38

       merci jann-marc rouillan, car sans toi je n'aurais pas penser à écrire un livre, je n'aurais pas eu l'idée d'un livre où j'apprends à dire lentement les choses, un livre où je vais parler des amitiés, des amis et des ennemis, grâce à ton livre "autopsie du dehors", j'ai pensé à l'amitié profonde. j'ai pensé à ces deux mots associés : "amitié", "profonde". et ça m'a fait cogiter. est-ce que j'ai eu de vraies et sincères amitiés? quelles sont mes amitiés profondes? n'est-ce pas dans l'amitié profonde que naît aussi la colère, la haine et puis l'amerdume. oui, on a été ami, on n'est plus ami, ou alors on n'est plus ami que d'une image, d'un passé. ami des ombres. merci rouillan car souvent tu parles des gens et tout de suite, en deux mots, ils sont magnifiés. mais lorsque j'ai pensé à l'amitié, j'y ai vu des livres. l'amitié pour des livres et pour la personne dedans qui les a écrits. parfois cette personne est donc prisonnière de ces livres-là. l'amitié est maintenant pour moi essentiellement dans le souvenir. est-ce que j'ai encore des amis ("potos", comme disent certains personnages de ton livre) ? je veux dire : est-ce que je suis encore capable d'être bouleversé par quelqu'un, quelqu'un qui changerait ma façon de penser, qui m'encoragerait (et dans "encourager" il y a rage) à revoir ma copie du vivant, à faire autre chose de moi, à partir à l'assaut sans savoir vraiment ce que je fais, à être brouillon à en piquer un fard, à pas savoir expliquer, à être nul sans en faire tout un programme artistique, sans posture puisque complètement dépossédé, essayant juste d'apprendre à écrire et à vivre, à nouveau. toi, c'est ce que tu fais. "autopsie du dehors" (al dante, les illustrations sont de mc cordat), c'est vraiment l'histoire de quelqu'un qui réapprend à vivre, c'est-à-dire à écrire, car c'est par ce biais-là que passe ton inquiétude : "l'agencement d'une phrase entre deux points est (aussi)  une prison", écris-tu page 66 de ton livre. merci donc, pour ce livre que j'aime lire et qui me donne des élans et un début de courage. car si j'ai du courage, j'écrirai sur l'amitié (j'aurais des amis).

TOM NISSE

12/04/2012 - 13:52

L’art de vivre

 
Depuis un temps déjà
je ne supporte plus vrai
-ment la bête humaine
mais des jours c’est pire
et ce soir-là à deux
échoués à Lille le gars
à la gare un psychologue
de la manche les pavés
m’entrecoupent la vue
une horde de cagoles chtis
fières de se faire klaxonner
à deux le soir paumés vrai
-ment tellement paumés que
rien ne peut nous arriver
et la mort encore proche
où zone l’Armée Noire ?
mais la bière y est belge
quartier sympa grave rade
les pavés la vue entrecoupée
on dirait du flow médiéval
on dirait que deux heures ici
suffisent pour s’embourgeoiser
la vinasse fait boiter le petit
vieux (amour de l’humanité)
et ce soir-là elle seule
rejette le père le tyran
et puis place à l’oignon
à l’hydromel au gratte-cul
et la nuit sur cour coriace
nous dormirons près des deals.
 
16.03.12
pour Charles Pennequin

 

JE PUS

Dans
20/03/2012 - 20:25

 (texte pour Dominique Jégou)

 

 

 

je pus

je pus mais

je pus peu

j’aurais pu pouvoir

j’ai même bien pu un peu

mais je pus toujours que peu

toujours trop peu je pus

et maintenant tout pareil

pareil maintenant que le pus d’hier

le pus peu et le peu plus

pas plus

le peu qu’il put pas plus que le peut peu

ou : pus peu

pus peu pas plus

car le peut peu encore moins

que du pus peu peut-être

pas pus plus hier

et moins que demain

moins de peut peu ou pas trop plus

j’ai pas trop plus de peu

que quand j’avais pu peu

tout ça trop peu

et aujourd’hui

aujourd’hui je peux peu tout pareil

voire pire

c’est pire que quand je pouvais peu

car quand je pouvais peu déjà

j’en pouvais plus

déjà quand je pus peu

j’avais conscience de tout ce peu

qui pourrait moins

encore bien moins

que le pus peu d’hier

tout le pourra de demain

car déjà aujourd’hui

j’en suis réduit à très peu de peu

aujourd’hui je peux encore moins que peu

aujourd’hui c’est peau de balle

si on veut plus que peu

même moins que peu on pourrait plus

on peut déjà presque plus

on est rendu au moins que pis

et c’est à prendre ou à laisser

et ça laisse peu de place à plus

et déjà c’est plus que peu

c’est plus que peu et c’est pas peu de le dire

Marie Bornasse, par Cécile Richard

15/03/2012 - 17:24


Aux éditions du Dernier Télégramme, paraît le livre de Cécile Richard intitulé Marie Bornasse.

 

Propos de l’éditeur :

Marie Bornasse est une narration qui se divise en fragments. Chaque fragment vient nous faire découvrir Marie Bornasse et ses préoccupations essentiellement liées à la nourriture. Ainsi c’est toute l’histoire de Marie Bornasse qui nous est dévoilée dans cette langue qui est celle de Cécile Richard. Langue au rythme rapide et saccadé qui nous fait avancer, parfois en titubant dans la découverte de son personnage qu’elle définit ainsi en quatrième de couverture :

Marie Bornasse est une qui essaye tout, une qui écrit dans la terre, dans l’eau sale, dans la tasse de chocolat, dans la culotte, Marie Bornasse écrit et mange ses doigts. Marie Bornasse regarde des films, c’est une qui regarde des films en mangeant ses doigts et une foule d’autres trucs, Marie Bornasse écrirait bien une foule d’autres trucs inattendus mais ça prend toute une vie et l’amour aussi.

 

Cécile Richard questionne dans sa pratique de la performance le territoire du quotidien. Elle exprime, avec énergie, la possibilité de la rencontre de différents champs sémantiques qui interroge notre relation à l'espace et à la parole. Plasticienne, elle réinvestit le geste pour un tutoiement avec l'acte d'écriture. Déconstructions, reconstructions qui saisissent l'évidence du geste. Elle vit et travaille à Lille


- prix : 13 €

- Format (largeur / hauteur) : 14 /19 cm

- Broché ou relié : livre broché

- Nombre de pages : 88

- Genre : poésie

- numéro d'ISBN 13 chiffres : 978-2-917136-53-9

- date de parution : mars 2012

 

mbornasse.jpg

pauvros - ça veut dire quoi causer

16/01/2012 - 18:47

 avec jf pauvros 

pour Causer la france (prise directe)

poème sonore

16/01/2012 - 18:44

 avec jf pauvros

nous sommes des chiens

16/01/2012 - 18:42

 avec Cécile Duval

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