Charles Pennequin et Armée Noire

armée noire

hostagiaire

08/12/2011 - 19:42

un stagiaire, c'est un parasite. un nuisible. une raclure. un rat. un sale rat. une sale engeance. une vengeance qui râle, un spasme viral. les stagiaires forment la poubelle des cimetières, la communauté des ratés et des poussières.

NOUS sommes crades, nous devons disparaître comme des déchets. Nous sommes les égouts de l'éducation nationale, le dégoût, la nausée. Nous sommes les débris du savoir. Nous sommes les bruits du désespoir. Nous sommes les bruits du trou noir. Nous sommes les bruits du foutoire, les bruits en trop. bruits du trottoir.

 

poésie armée noire

lectures et chants en différends endroits de dunkerque et marseille

(plateforme de dunkerque, bars, embobineuse marseille)

 

VROUM VROUM ANGEL FLEA MÖTÖRWÖRMS CLUB

03/03/2010 - 20:13


VROUM VROUM ANGEL FLEA MÖTÖRWÖRMS CLUB

 

 

 

Le soleil puait avec aisance et les têtes pétaient entre elles, une partie de la tête s’invagine pour former une poche en son sein, le pourtour se gonflant par contradiction et entraînant les traits dans son extension vers la complète disparition de la bouche, yeux, du nez, les oreilles s’affaissent jusqu’à faire tatouage à peine cartilagineux au toucher, cette fesse unique et circulaire se dressant jusqu’à ce que la cavité qui s’y approfondit se raccorde à l’intestin, permettant ainsi la fuite de gaz par-dessus le grondement de nos mille moteurs, l’interminable colonne de la VIIème Armée, venue se calmer dans le désert parce qu’ici tout le monde s’en fout et personne ne vient le réclamer. La plupart de mes soldats cheminaient sur cette absence de terre aveugles et pétants dans leurs cheveux.

 

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Nous sommes pris dans un essaim de vroum-vroums. La perte de turbopompes, tôles, sécrétions, affiches pornographiques, cosmonautes, tuyères, rotors, aliens, sas, cockpits, chienne Laïka, réservoirs, parfois des étages entiers, entraîne derrière le passage d’une fusée la condensation de longs et fins nuages à haute altitude, qui restent croupir en suspension, et des colonies de vers s’y constituent, des millions d’individus relativement peu espacés les uns des autres, chacun plongé une partie de son corps dans ce substrat, où ils puisent leur nourriture et peuvent s’enfouir totalement à la moindre alerte, la colonie disparaissant brutalement pour réapparaître quelques minutes plus tard, tirés comme des langues, il leur suffit de quelques générations pour avoir le sexe tubulé comme un moteur Harley Davidson et la plupart en chopper ne sont qu’un axe de transmission qui élance et fait pivoter ses roues autour de leur estomac cardiaque, pousser gonfler dépresser, gainées de cuir clouté, jaillies à travers les cavités chromées, articulées entre elles et réunies par des ligaments souples et des muscles,  l’estomac s’infime et s’énorme pour propulser l’essence de telle sorte que –l’enveloppe charnelle répercutant ces explosions, la surface des pneus hérissant un plus ou moins grand nombre de ventouses selon les changements de succion désirés– ils se tractent par bourgeonnement et affaissement, les organes les plus constitués se communiquent dans les moins denses, et volent ainsi en rampant, avec jets de chaînes coups de feu tentacules anaux congélateur capillaire scabiesball poing à compulsion poussées de teaser barbes à cran d’arrêt, alors tous les jours je fais sacrifier un de mes soldats afin d’apaiser leur colère et qu’un gang ne nous tombe pas dessus.

Le cou se termine par un bourgeon et s’allonge, en théorie indéfiniment, en émettant latéralement des nuques secondaires portant des têtes, ce sont les têtes de la base, entravées encore par les épaules, qui s’ouvrent les premières, puis successivement vers le sommet en grappe.

Cette concentration engendre un mouvement, les têtes éclateraient si elles se fixaient.

Dans un milieu trop toxique, par exemple notre chiotte, une aine acide, un groupe de funk ou l’anus facial de mes malades, ils substituent l’eau dans leur organisme par un sucre qu’ils synthétisent, de déshydrater complètement les pattes se rétractent et les crânes s’amincissent en aiguille, en une sorte d’épis, lorsqu’ils sont arrivés à complète fossilisation ils présentent un réel danger pour mes soldats, puisqu’ils s’accrochent dans leur pelage d’où, en raison de leur petite taille, ils finissent par s’introduire dans divers orifices (oreilles, narines, sexe, pistil...) et progresser dans le corps du fait de leur forme et la présence d’arêtes –les crânes– qui s’opposent à tout recul, et bien évidemment au fond des galeries qu’ils excavent, bien creuses et muqueuses, ils redeviennent actif en une durée qui va de quelques minutes à quelques heures, pour se rejoindre et reconstituer leur bande les vroum-vroums vont perforer les organes du soldat, organiser des fêtes violentes et des rides à contre sens dans son système vasculaire, émettant des gaz et tâchant toutes les parois internes de gerbe et d’huile, la condensation et les émissions sont si fortes que suer se suffit plus, la peau s’épaissit et devient boueuse, subit des élongations, les doigts se remplissent et grossissent puis, de l’intérieur l’eau exerce une pression telle que les membres se tendent, rigide prêt à éclater et sortir de lui-même au moindre choc, au fond des chairs les os s’en décollent et se désolidarisent, jusqu’à ce que les parties génitales s’amollissent enfin par où la turgescence s’évapore, et le soldat se fane. Mais de toute façon, il nous faut renouveler notre stock de chewing-gum.

 

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Aujourd’hui je remets une décoration à un gosse : un sticker à coller sur son casque « Born to be drille ».

 

 

a peut - être un rapport::

bouteilles cassées

12/11/2009 - 00:56

séance de jet de bouteilles au siège social de l'armée noire

L'ARMéE NOIRE RECRUTE

30/09/2009 - 00:58

 

 

L'ARMéE NOIRE RECRUTE 

POUR SA GAZETTE

DES GENS PAS FREQUENTABLES

DES FAMILLES TUYAU DE POELLE

DES GENS QUI SE LAVENT PAS TROP 

PAS TROP SOUS LES BRAS

TOUT çA

L'ARMéE NOIRE RECRUTE !

L'ARMéE NOIRE RECRUTE DANS LE SOCIAL

DANS LE SOCIAL EXPERIMENTAL

ENGAGEZ-VOUS

VOUS VERREZ DU PAYS !

NOMBREUSES RUBRIQUES !

NOMBREUX CAS PARTICULIERS !

NOMBREUSES PETITES ANNONCES !

REBUS FOIREUX !

NECROLOGIE DOUTEUSE !

SCANDALES DANS LES POUBELLES !

IVROGNES AMOUREUX !

FENDEZ-VOUS LA PIPE !

AVEC LA BANDE DES JOYEUX DRILLES 

DANS LES RUBRIQUES DE L'ARMéE NOIRE !

avec vos amis Charles Pennequin, Cécile Richard, A C Hello et Antoine Boute


le 3 octobre

NUIT BLANCHE à Bruxelles

en face du palais Royal

Place Royale

au Grand Restaurant


écriture et édition en direct 

de la gazette de l'armée noire


AUCUN PRéREQUIS NéCESSAIRE !

 

Hum-1-surrection Nomade 1-visible

18/08/2009 - 13:32

La grippe A c'est la fièvre qui monte c'est l’effet qui démonte c’est la lèvre du monde. La grippe Anticapitaliste s’agrippe antique à la liste des grappes à décapiter. La grippe Anarchiste nargue l’archer riche des schistes à chier la propriété pro satiété des pots à cracher la société. La grippe Autonome tonne et nomme les lotos des idiots consommant assommant assumant consumant en taux d’hôpitaux les prolos se déplumant.

La grippe A c'est la rage du peuple en cage en pleurs qui peut en nage plier les pages des plages de peurs. La grippe Associative cesse hâtive d’essayer l’eau plaintive qui scia les os des rives de peaux primitives. La grippe Active varie à pavés en groupes en vrai salives d’énervés arrivés avivés. La grippe Amicale micmac qui cale les flics sous le fric de leur froc escale qu’acclame les lames qui claquent les cliques du cas capital.

La grippe A c'est la folie qui soulève c'est la lie qui s’élève qui enlève les faux lits des finances élèves qui tancent aux prix d’existences. La grippe Artistique tisse tactique astique l’atout pisse la toux haptique plastique. La grippe Ardente danse amante les dits médicaments alarmante armante l’intense part des gens. La grippe Amoureuse heureuse des coups d’amas de creux allumeuse du feu à l’Etat qui allaita la faucheuse facho.

 

La grippe A c’est le désastre survenant pour survivre c’est la discipline des plis d’événement c’est la dynamique du vent violent c’est la conduite de la connerie enduite de bonne ânerie flânerie qui fane les prairies des réceptacles en série de spectacles qui font périr pourrir pétrir nos sourires sans sous mais pires que les seuils des saouls à cercueils de nous de poux dépassant de la pensée censée mimer l’imminence immense de nos plaies.

La grippe A c’est la maladie de l’Armée le virus laid bandit et armé noir AN à haine l’ennemi obscène qu’anime l’art du marcher noir anar mi né mi mort qui en a marre des chaînes des chiennes déboires des porcs des purs pour l’or pour l’heure de gloire des dinosaures trop entravés encore lavés larvés traversés de travail de troncs de bétail à étrons de patrons par cons à cris d’on a pas pris la façon des prisons que nous piratons.

La grippe A c’est l’essai de dépassement du risque flasque du mix de rixes et de masques de cirques de terreaux terroriste qui s’arque aux briques qu’on cite au ban aux barres aux barricades arcades sourcilière des souricières à grenades graine de prière actionnaire au panier à salade au pilori sale et en panade panique atomique niquant érigeant appliquant l’arnaque à grandes claques les montages sabotages blocages sauvages.

 

La grippe A des insurgés écorchés étrangers sans manger sans sujets sans chez-soi mais en très moi émois libérant du blême blâme qui brime abîme emblème mis en abyme décimant par goût gouvernements nœuds à balbutiements à bulles jouissants en sangs baisés par nos soins seins visant le sens saisissant pétrissant démolissant la démocratie ce mot racis mort mode merdocratie des crades assis que l’on moquera en assassins vivants en nos bassins collant à la colère complice en l’air de poéticité dans l’aire intensité de chairs à chier à chercher à chiper ce qui était en papier en papes en pipes en tapes en stop en stup’ en putes disputes qui tempêtent à tant d’attente de banques qui pètent en fêtes de pan de ban de bancs en queues en têtes sans carcan sans quart temps en comètes en corps en sorts en quête en accord en aqueux en crêtes en trésors en jeux en qui-jette en mets en déjà-en-miettes en je en j’aimais-que-jamais-ça-s'arrête

 

 

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