Charles Pennequin et Armée Noire

cul

Pissétout.

21/12/2009 - 20:00

Il

Encule la destinée Baise la liberté et se fait Sucer par son passé


Ce Gang-Bang métaphysique sera sans Orgasme à moins qu'

Il


Ne se fasse Chier par la Chance et

 

Pissétout. 

 

est-ce que je pense avec mon cul

18/12/2008 - 18:16

 

mais maintenant finie la rigolade. la journée se termine. toutes les journées sont des sacs. elles enferment la connerie. la connerie qui fait la rigolade. mais la connerie fait reculer la déconnade. et ça fait pas rigoler de reculer dans la déconnade. reculer toutes les déconnades quotidiennement ne fait plus rire l’homme du jour. et quotidiennement la vie enferme ça. la déconnade prend fin avec le jour. le jour se finissant. il faudrait finir dans le rire. mais c’est impossible pense l’homme du jour. le rire c’est comme les mauvaises odeurs. au chiotte le rire dit la journée en déconnant. il nous faut des histoires. si vous voulez on peut vous en fournir de bonnes. des invariables. car toute journée déroule la même bobine. car toute journée raconte invariablement la même connerie. car toute journée est une sinistre bourde. y a pas de quoi rire. ça fait juste rigoler. tout le jour de ma personne est une grosse blague qui tache dit l’homme du jour. tout jour fini par une mauvaise fiente à l’esprit. et c’est tant mieux. pourquoi s’en priver se dit ma personne. pourquoi on se priverait d’une bonne vieille blague de cul pardis. une bonne tranche de rire comme en travers du jour pense ma personne. une bonne histoire comme une sorte de vomitif. car c’est du vomitif qui lui faut à l’homme du jour. sinon il pense qu’avec son cul. et là ça plaisante plus. finie la rigolade. est-ce que je pense qu’avec mon cul dit l’homme qui rigole plus. est-ce que mon cul est le seul à penser dans toute ma personne. le seul être de toute ma personne qui pense. le seul qui pense est-ce le cul se demande l’homme du jour. toute ma personne qui blague est occultée par l’individu cul. c’est l’individu au cul qui pense. le cul indivisible occultant ma pensée. et ainsi donc ma personne pourrait penser grace au cul. mais ma personne ne peut penser grace au cul pense l’homme du jour. car ma personne dit l’homme du jour pense uniquement par son cul. l’individu de ma personne est son cul. et finalement c’est l’idée d’un cul occultant. et finalement c’est le cul occultant qui occupe toute ma personne pensante. toute la pensée de la personne pensante qui voudrait bien démarrer un sujet à partir de n’importe quoi. et pourquoi pas le cul se demande ma personne pensante incarnée par l’homme du jour. pourquoi ne pas démarrer par une histoire de cul. mais en fait le pourquoi pas est de trop pour l’individu cul. le pourquoi pas n’existe pas dans l’être cul qui est dans ma personne pensante occultée. le pourquoi pas un cul et démarrer avec ça la journée n’a pas lieu d’être. et pourquoi donc se dit l’homme du jour. pourquoi ne pas traîner ses fesses dans une histoire. une histoire qui démarrait sur ma personne du jour et par le biais d’un cul. parce que c’est juste le cul et rien d’autre qui démarre ma personne aujourd’hui. le cul démarre tout. le cul est la présence même. est la pensée même. est la personne même. et pour aujourd’hui et pour demain. invariablement. et donc il n’y a pas d’alternative possible. pas d’alternative au cul pour ma personne. il y a le cul et rien d’autre. rien d’autre ne viendra boucher mon histoire. rien ne viendra raconter des salades autrement. rien d’autre qu’un individu en forme de cul si possible. si possible un cul et rien d’autre. et arrêtez là vos salamalèques. car c’est tout ce qu’on peut commander ici. il faut pas croire au père noël. ni à l’enfant jésus. l’homme du jour ne vit que là-dedans. il crèche que dans l’histoire de cul de son individu. il n’y a rien qui viendra boucher l’histoire de la vie d’un homme autrement. l’histoire de la vie n’est qu’une histoire de cul. une histoire comme un bouchon. un vieux bouchon qui pèse sur ma personne dit l’homme du jour. et plus la personne est occultée et plus le bouchon prend de l’âge. plus le bouchon est âgé et plus il ressemble à cette vieille histoire promise. la promesse d’un cul sans fond. un cul sans possibles qui est devenu le bouchon pour toute la personne habitée. c’est comme une chose avariée. l’histoire est invariablement habitée par le virus du cul. c’est comme s’il y avait depuis la naissance la volonté qui pousse comme une fraise. une sorte de fraise au fond du moi qui est avarié. un fruit pourri. un cul. car le cul c’est l’avarie des machines de moi pense l’homme du jour. toute la machine du moi est avariée par cette histoire de cul. la sale histoire de cul qui est née au même moment que nous-mêmes. et pourquoi ça naît au même moment qu’un nous. un nous-mêmes qui pousserait au même moment qu’un lui. un lui qui serait la volonté indépassable du cul. la volonté du cul qui dépasse tout. et toutes les vies invariablement foutues dedans. et toutes les bouches cousues dans ces vies fortuites et foutues. les bouches cousues au bout d’un bon moment par la seule et triste histoire de cul. le racontar de nous sans fond. la bonne vieille blague qui pousse en travers nous. c’est-à-dire en travers l’individu. et que l’individu c’est le cul. à ne pas confondre avec ma personne. ma personne est juste une sorte d’entendement mal débouché. une volonté constante que viendrait toujours rasseoir l’individu. c’est-à-dire son idée de cul toute bouchonnée. mais la boucle est bouclée comme on dit dit l’homme du jour. la boucle est dans la forme humaine. la forme rassise et bouchonnée humaine qui a raison de ma personne. et y a plus rien à y faire. ne rien faire d’autre que terminer en eau de boudin. toute son histoire humaine finie. toute sa personne historique dans l’eau de son propre boudin. tout qui est bu. toute l’imbuvable histoire avec les mouches autour. comme une histoire d’amour. une histoire à la tue-mouche qui tourne autour. une histoire à la va que j’te pousse. ou que j’t’épouse. c’est du tue-mouches qui pousse dans toute histoire d’amour. l’histoire à tuer que des mouches est une histoire d’amour à dormir debout. histoire à dormir avec les mouches mortes autour. car c’est l’individu même qui est un tue l’amour. c’est l’individu debout qui fait débander la vie. l’histoire de cul de l’individu dans les feux croisés de l’amour. les feux de détresse de la rencontre amoureuse. la rencontre fortuite et amoureuse de l’autre. l’autre supposé. l’autre et son suppositoire à suppositions. l’autre en suppot bande mou dedans la vie du nous. l’autre qui n’est que la même forme de suppositoire que la personne dans laquelle nous stationnons. un certain laps de temps à stationner pense l’homme du jour. et le stationnement n’est jamais payant. il faudra de multiples histoires. des histoires de cul en nombre pour venir bouchonner la vie. toute la vie sera bouchonnée par nos histoires de cul et de suppositoires. c’est-à-dire de tremblement avec effet de sudation. avec des pulsations cardio vasculaires et une certaine pluviométrie positive. car tout est positif dans l’homme du jour. tout est bon comme la tripe et l’andouillette pense-t-il. alors que ça finit toujours par un forfait à deux. mais on veut pas voir la chute de l’histoire pour l’instant. on veut juste les bons débuts. des morceaux de choix on veut. on veut juste le croupion pense ma personne du jour. le croupion du bon début du nous. car le croupion c’est toujours la meilleure partie de nous-mêmes. le croupion c’est le meilleur morceau de notre histoire de cul.

VROUM VROUM ANGEL FLEA MÖTÖRWÖRMS CLUB

03/03/2010 - 20:13


VROUM VROUM ANGEL FLEA MÖTÖRWÖRMS CLUB

 

 

 

Le soleil puait avec aisance et les têtes pétaient entre elles, une partie de la tête s’invagine pour former une poche en son sein, le pourtour se gonflant par contradiction et entraînant les traits dans son extension vers la complète disparition de la bouche, yeux, du nez, les oreilles s’affaissent jusqu’à faire tatouage à peine cartilagineux au toucher, cette fesse unique et circulaire se dressant jusqu’à ce que la cavité qui s’y approfondit se raccorde à l’intestin, permettant ainsi la fuite de gaz par-dessus le grondement de nos mille moteurs, l’interminable colonne de la VIIème Armée, venue se calmer dans le désert parce qu’ici tout le monde s’en fout et personne ne vient le réclamer. La plupart de mes soldats cheminaient sur cette absence de terre aveugles et pétants dans leurs cheveux.

 

*

**

 

Nous sommes pris dans un essaim de vroum-vroums. La perte de turbopompes, tôles, sécrétions, affiches pornographiques, cosmonautes, tuyères, rotors, aliens, sas, cockpits, chienne Laïka, réservoirs, parfois des étages entiers, entraîne derrière le passage d’une fusée la condensation de longs et fins nuages à haute altitude, qui restent croupir en suspension, et des colonies de vers s’y constituent, des millions d’individus relativement peu espacés les uns des autres, chacun plongé une partie de son corps dans ce substrat, où ils puisent leur nourriture et peuvent s’enfouir totalement à la moindre alerte, la colonie disparaissant brutalement pour réapparaître quelques minutes plus tard, tirés comme des langues, il leur suffit de quelques générations pour avoir le sexe tubulé comme un moteur Harley Davidson et la plupart en chopper ne sont qu’un axe de transmission qui élance et fait pivoter ses roues autour de leur estomac cardiaque, pousser gonfler dépresser, gainées de cuir clouté, jaillies à travers les cavités chromées, articulées entre elles et réunies par des ligaments souples et des muscles,  l’estomac s’infime et s’énorme pour propulser l’essence de telle sorte que –l’enveloppe charnelle répercutant ces explosions, la surface des pneus hérissant un plus ou moins grand nombre de ventouses selon les changements de succion désirés– ils se tractent par bourgeonnement et affaissement, les organes les plus constitués se communiquent dans les moins denses, et volent ainsi en rampant, avec jets de chaînes coups de feu tentacules anaux congélateur capillaire scabiesball poing à compulsion poussées de teaser barbes à cran d’arrêt, alors tous les jours je fais sacrifier un de mes soldats afin d’apaiser leur colère et qu’un gang ne nous tombe pas dessus.

Le cou se termine par un bourgeon et s’allonge, en théorie indéfiniment, en émettant latéralement des nuques secondaires portant des têtes, ce sont les têtes de la base, entravées encore par les épaules, qui s’ouvrent les premières, puis successivement vers le sommet en grappe.

Cette concentration engendre un mouvement, les têtes éclateraient si elles se fixaient.

Dans un milieu trop toxique, par exemple notre chiotte, une aine acide, un groupe de funk ou l’anus facial de mes malades, ils substituent l’eau dans leur organisme par un sucre qu’ils synthétisent, de déshydrater complètement les pattes se rétractent et les crânes s’amincissent en aiguille, en une sorte d’épis, lorsqu’ils sont arrivés à complète fossilisation ils présentent un réel danger pour mes soldats, puisqu’ils s’accrochent dans leur pelage d’où, en raison de leur petite taille, ils finissent par s’introduire dans divers orifices (oreilles, narines, sexe, pistil...) et progresser dans le corps du fait de leur forme et la présence d’arêtes –les crânes– qui s’opposent à tout recul, et bien évidemment au fond des galeries qu’ils excavent, bien creuses et muqueuses, ils redeviennent actif en une durée qui va de quelques minutes à quelques heures, pour se rejoindre et reconstituer leur bande les vroum-vroums vont perforer les organes du soldat, organiser des fêtes violentes et des rides à contre sens dans son système vasculaire, émettant des gaz et tâchant toutes les parois internes de gerbe et d’huile, la condensation et les émissions sont si fortes que suer se suffit plus, la peau s’épaissit et devient boueuse, subit des élongations, les doigts se remplissent et grossissent puis, de l’intérieur l’eau exerce une pression telle que les membres se tendent, rigide prêt à éclater et sortir de lui-même au moindre choc, au fond des chairs les os s’en décollent et se désolidarisent, jusqu’à ce que les parties génitales s’amollissent enfin par où la turgescence s’évapore, et le soldat se fane. Mais de toute façon, il nous faut renouveler notre stock de chewing-gum.

 

*

**

 

Aujourd’hui je remets une décoration à un gosse : un sticker à coller sur son casque « Born to be drille ».

 

 

a peut - être un rapport::
Syndiquer le contenu