Charles Pennequin et Armée Noire

putain

Madame la Littérature

21/10/2009 - 00:16


On ne fait que racheter toutes les jouissances qui se sont déjà produites entre les cuisses de cette putain. Il y a une vieille flasque à secouer en somme, de l’imaginable disponible, à portée de fiction, je veux dire, pour un lecteur, c’est de l’amour pas cher, on connaît le chemin du bordel, les vieilles et les nouvelles, ça tourne.

Créer, mais à partir de ce qui frissonne déjà, avec ce qui plaît, du plaisir, rien que du plaisir.

Alors ce n’est pas la Littérature le coeur, ce serait plutôt ce que précisément elle est incapable de représenter, et parallèlement, l’ensemble des lianes conceptuelles auxquelles ces aimables, hypocrites et dangereuses créatures ont la manie de se suspendre quand elles traversent en rond l’espace trop clos, planté d’innombrables miroirs, de leur « culturarium ».

Il croit que rien de profond ne peut être communiqué par aucun langage. Le seul véritable « service » à rendre est d’indiquer par les trous, en conservant l’étrange espoir des musiciens, cette flûte hypnotique.

 

(et version audio ici http://alain-pennec.fr/?p=639 )

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