Deux jeunes gens se tenaient là à discuter sur le rebord d’un trottoir à discuter
Et à boire une bière ambrée de noël avec une écharpes à pois vertes et des biscuits Dans les poches Il était question du temps du bon et du mauvais et aussi du ciel et des oiseaux de l’heure et des gens qu’ils envoyaient
Dans les nuages qui sont bleus et blancs parce qu’ ils sont ainsi
Les gens dans leurs allures vives et rapides Comme ils parlent vite Comme ils parlent fort les gens À la télévision
Sur le rebord d’un trottoir il y avait aussi une femme avec un sac de voyage
et une écharpe verte qui disait à une autre personne assise sur ses genoux c’est à dire agenouillée avec des yeux sombres
Avec une peau fatiguée et travaillée Et des yeux aussi pliée sur le trottoir
Une gitane « en tous cas j’espère que je vais un jour récupérer ma place madame n’est-ce pas madame car j’y tiens moi à votre place disait la dame Pendant que je tirais de l’argent avec un fil de cintre la belle dame un peu âgée quand même et
Au cheveux jaunes qui n’est pas revenue s’est enfuie » par la fenêtre du bar restaurant des gens mangeaient des soupes
Et d’autres les regardaient en passant vivement sur le trottoir qui s’amollissait par endroits
Lorsque d’autres personnes se disputaient ou se marchaient dessus par endroits
Les fleurs verdissaient à travers des vitres dans des bains lumineux aux fils qui partent des cils aux paupières et plus loin
Sur un vélo quelqu’un klaxonne une voiture car le vélo manque de se faire écraser Je me rappelle comment elle me regarde quand je bois un café tous les deux et que les temps sont calmes nous retournons deux années en arrière
Avant que l’organisation carcérale de son cerceau dans sa tête et son cerveau ne tanguent
Elle entend des voix et je me souviens de son regard au café quand tout était calme et placide et sous ses paupières et sous les miennes et dans
Sa gorge aussi que je regardais en buvant par petites lampées un café double tandis que sur la banquette verte en cuir et le bruit des discours
Qu’elle touillait dans son chocolat chaud avec de la crème chantilly et du chocolat noir
Les fenêtres se mirent à vrombir et personne n’entendait les cris des personnes dans les airs
Par moment par ailleurs on entendait très bien mais d’une manière confuse et plus ou moins diffuse comme un tissu De brouhaha des gens qui marchent très vite sur le trottoir mais moins vite qu’un avion ne le fait et moins vite aussi qu’une libellule ne le fait Les deux jeunes gens buvaient leur bière ambrée en se plaignant du manque de neige et de leurs insomnies
Puis une crise surgit D'une crise dans les écoutes des dialogues se mettent au jerk dans les discours et Mona la jeune fille termine son chocolat
Et me dit qu’il est temps de partir marcher prendre l’air car à cette époque tout était calme et placide et qu’on arrivait à marcher ensemble et dans les rues désertes
Parfois moins que rien nous chantions nos colères et nos disputes de la tête quand cela n’allait pas Elle n’entendait pas de voix et l’on ne s’entend plus vraiment sauf par moment avec les pieds et avec les yeux
Car nous prenions très peu de temps à l’époque le métro et l'armée et qu’elle n’était pas entrée dans une très grande fatigue Et qu’elle y est encore à l’heure qu’il est Le silence radio nous émeut et les voix du métro Lui résonne dans sa tête et sans raison
Les deux jeunes gens se jettent de leurs cigarettes et sans raison s’engouffrent dans le café restaurant pendant que d’autres en sortent et qu’il pleut de la bruine.
déconnades récentes
il y a 2 jours 11h
il y a 3 jours 8h
il y a 4 jours 16h
il y a 4 jours 16h
il y a 4 jours 17h
il y a 5 jours 11h
il y a 5 jours 11h
il y a 5 jours 20h
il y a 6 jours 10h
il y a 6 jours 15h
il y a 6 jours 19h
il y a 6 jours 19h
il y a 6 jours 19h
il y a 1 semaine 3h
il y a 1 semaine 4h