La rénovation technique de vos pénis ainsi que de l’habillage de vos cabines vaginales vient d’être réalisée.
Nous tenons à vous informer qu’en cas de rapports sexuels ou introduction d’objets volumineux, un habillage spécial (bâche matelassée) pour vos sexes, est à votre disposition à la loge, qu’il conviendra de demander 48 h à l’avance, aux heures ouvrables de ladite loge.
Les frais de remise en état de toutes dégradations occasionnées du fait d’un rapport sexuel ou d’introduction d’objets volumineux, seront à la charge de la personne responsable desdites dégradations.
Nous profitons de la présente, pour vous rappeler que le transport à vélo, en motocyclette ou à cheval est strictement interdit.
Comptant sur votre bienveillance,
LE SYNDIC
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Il n’est pas rare que je me trahisse, les globes oculaires comme tirés à l’horizontale par une voiture qui passe.
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Je colle mon pénis à la soupape d’admission : lorsqu’elle descend elle m’aspire avec le mélange d’air et de carburant vaporisé dans le moteur. Puis je me sens comprimé par le piston, jusqu’à ce qu’il atteigne son point culminant : la déflagration repousse le piston et les gaz chauds ont leur expansion avant d’être vidés par l’ouverture de la soupape d’échappement. Un nouveau cycle du moteur peut alors commencer.
Bien sûr du fait de mon pénis les mécanismes subissent des contraintes différentes et importantes, usant le cylindre anormalement dans ces zones. Sans compter que le sexe brûle mal, donc produit des composés imbrûlés, qui ont tendance à se déposer au lieu d’être évacués par l’échappement.
Donc comment expliquer ? Normalement c’est une déflagration qui se produit au sein du moteur, mais le feu qui progresse de proche en proche, mon pénis l’obstrue. Seul dans le conduit de l’urètre l’air brûle en formant des vagues que je peux compter. Une, deux, trois, quatre, … Je ne me reconnais plus, propageant son onde, la vague courbe le faisceau de veines autour d’elle, il s’étrangle et s’écarte pour la laisser passer puis converge vers un point situé en amont, avec une attraction déchirante qui semble se creuser de plus loin que le cylindre, déformant ainsi l’image que je reçois de moi : de gland qui boule à angle qui desserre et s’intensifie.
La présence de ces rouleaux de flammes m’annonce le temps d’arrêt. Réduire la tolérance de diffusion. Pendant ce temps la partie de mon sexe qui entre dans la soupape reste parfaitement droite et inébranlée, je ressens au contraire celle qui pointe dans le moteur déviée et déplacée, comme lorsque l’on regarde une paille dans un verre : celle-ci paraît brisée ; mais entre l’air libre et l’intérieur du moteur la différence de réfraction vacillant de manière continue, j’ai des changements de consistance qui varient brutalement ma vascularisation, ma pression artérielle pouvant grandir jusqu’à m’assourdir, s’inverser et s’amenuir en entraînant des troubles de vision, sursauter à volonté avec des difficultés respiratoires, ou bien valdinguer (mais c’est là une fréquence de très faible durée, presque instantanée) auquel cas j’ai une pyrolyse de ma toison pubienne.
Les mouvements alors me pèsent comme si une grande partie de mon corps était immergée, instinctivement j’enchevêtre mes doigts aux soupapes point d’appui qui m’amène à me balancer d’avant en arrière. Quand ma densité est insupportable aux réajustements de la déflagration, et que le moteur tend à me vomir, mon sang parcourt mon corps de la même façon qu’une portion de veine. Maintenir.
Jusqu’à ce que, puisque le feu ne peut progresser, le pénis lui-même se porte à une résistance telle qu’il se met à brûler dans son intégralité : la peau explose, tandis que les veines s’effondrent sous leur propre poids pour se contracter en son centre. L’idéal, c’est-à-dire sans frottement.
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8440 AS 93
Voiture de fonction
Entrée 4
Monsieur le Procureur de la Résidence,
Je souhaite vous exposer que le 29/07/09 à quatre heures six minutes du matin, j’ai été victime des faits suivants :
-alors que j’avais été garée comme toutes les nuits à mon emplacement devant l’entrée 4, un homme en cagoule de cuir noir, pantalon et blouson (cuir noir), a brisé ma fenêtre avant gauche pour forcer ma serrure, puis s’est introduit en arrachant ma ligne de contact satellitaire (LCS).
-Quatre heures sept. Il défonce ma boîte de guidage optique (BGO). L’homme a manipulé en moi des fils jusqu’à enclencher le démarreur, sur quoi j’ai dû rouler une trentaine de kilomètres (sans pouvoir me repérer, mes systèmes d’autosurveillance sectionnés).
-Quatre heures vingt-trois minutes. Lorsqu’il m’a stationnée, il m’a ouvert le capot, desserré du joint une soupape de mon moteur, avant de le pénétrer sexuellement. (Quatre heures vingt-sept)
Aussi je dépose plainte contre X.
Je vous prie de croire, Monsieur le Procureur de la Résidence, à l’expression de ma considération distinguée.
Le 30/07/09
8440 AS 93
Pièces jointes : un certificat technique.
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Les nouveaux modèles. Hermétiquement clos. Même à la barre de fer, si le métal cède un instant sous les coups les plus puissants, les plus épuisants, la barre ne fait que s’enfoncer et émet des ondes qui parcourent la carrosserie, avant que celle-ci ne se referme si fort qu’elle me jette au sol. Sans y laisser un pli résiduel, ni détacher un léger fragment de peinture. Mais j’atteindrai le moteur. Mais je ne lâcherai pas.
Du côté où je bascule les bourgeons s’épaississent puis s’écoulent jusqu’au sol, lorsque je m’y appuie les membres opposés se rétractent ou se détachent tandis que je me propulse dans un autre sens, sans cesse ces jambes vont et viennent, l’une pousse avec une si grande force que je ne peux m’empêcher de m’amaigrir, l’autre se résorbe et me regonfle. Quoiqu’elle gauchisse, ma tête doit persister : mes enfants ont encore le poumon avec elle. Parfois en marge, qui ne s’articule pas à une de mes hanches, se matérialise une jambe, elle ondule faiblement comme si elle se demandait où frapper, avant que je ne l’absorbe pour me rattraper.
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Dérangé, pouvant courir à pleine vitesse en changeant constamment de direction, je disparais de vue instantanément. Je fantôme.
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Sur mon dos la boule coupante essaye des emplacements qui lui conviennent, à mesure qu’elle ouvre ma peau son aire de déplacement se réduit, jusqu’à ce qu’un ensemble de lésions s’engorge de sa pâte et la stabilise. Elle parfait son ancrage en sécrétant un ciment qui s’écoule en moi en durcissant, au point de contact cette salive me corrode avant de sécher, allongeant ainsi un tube apport après apport, chaque injection provoquant une violente suée de pattes qui m’aiguille et m’immobilise, plus cette tête est formée plus la boule est fixée. Elle peut alors, pendant toute la durée de son repas, alternativement aspirer mon sang et réinjecter de la salive de manière à agrandir la poche ainsi creusée sous ma peau jusqu’à ce qu’elle atteigne une ou plusieurs veines, qui crèveront et augmenteront directement sa tête.
Ces boules se fixent si bien qu’une traction directe leur arrache souvent la tête, laquelle peut pourrir indéfiniment. Pour disloquer le ciment j’ai à m’agiter sur le dos et ainsi le faire tourner. Avant de l’extraire. Ce qui ne suffit pas toujours.
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Mes pattes brisent la gravité, à l’entour le sol change d’origine. Avec quantité d’expansions et de résorptions dans sa continuité. Quand l’horizontalité est ainsi remuée j’observe, pendant que le sol sous moi reste parfaitement fixe et inébranlé, autour il oscille presque imperceptiblement avec le mouvement de mes pattes. Lorsqu’elle approche, en général le sol modifié reste tendu et uni d’immobilités réflexes donnant une illusion qui occupe la proie, elle tombe soudain vers le haut. Alerté par le choc de sa chute puis ses débats pour trouver une nouvelle source d’appui, j’accours par les lignes fermes sur lesquelles je peux me déplacer sans me faire happer moi-même. Je sais aussi détecter la position d’une proie immobile en impulsant une vibration et en analysant l’écho en retour : mes pattes ne se soulèvent pas en même temps. Il est fréquent de rencontrer des segments qui s’élancent en étoile, des rayons enfonçant l’horizontalité à distance alors qu’elle se maintient à proximité, mais je n’ai qu’à tanguer pour tirer dessus et échanger aisément, en masse, ces intervalles quand l’occasion l’exige, par exemple lorsqu’une proie se ramène.
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Menacé je ne fuis pas je tremble si bien, le sol vibre on ne le suit plus suffisamment pour me voir. Nous me trompons.
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Je me nourris presque exclusivement de montagnes, dès qu’elles s’empêtrent par une gravité divergente j’escalade leur arête en dévaginant mon estomac, qui se pétrifie au contact de la roche et peut ensuite la tirer lorsque je reviens sur mes pas entre mes fesses qui s’appellent et s’écartent, et ainsi broient, en m’avançant.
Mon système digestif comprend un gros anus dorsal contractile d’où la roche est expulsée vers ma tête, et neuf à seize paires d’estomacs latéraux qui fossilisent et envoient vers l’arrière dans un intestin ventral. Si un animal passe à proximité mon estomac l’empale, il reste embroché et mon anus attend qu’il raidisse pour le concasser.
Certains de mes estomacs circulent en durcissant dans le sol essentiellement horizontalement, et d’autres encore verticalement (ce sont ceux qui laissent des monticules caractéristiques en surface.)
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Dans le cas où la température ne m’est pas bonne et la nourriture rare, j’ai des bulles qui crèvent en accumulant leurs résidus jusqu’à former une sorte de tube, des cils finissent par battre et lui permettent de s’orienter, et lorsque ce petit bourgeon réalise tout ce que je fais, je peux m’y communiquer en me séparant de mon corps, pour y mener ma vie.
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A la moindre alerte mon prédateur est plongé dans le sol. Lorsqu’il réapparaît soit je ne suis plus là, soit il pelote facile à récupérer.
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En colonies chacun de nous ne peut exercer de traction que sur les fils qui font pivoter l’ensemble des dimensions, qui donnent axe à travers un volume qui peut contenir plusieurs planètes, sans quoi toute la torsion donnée au piège peut se redresser brutalement et nous couper les uns des autres. Mais nous ne nous distançons pas facilement et resserrons repousser un ou plusieurs dont nous sommes détachés, et certains sont même capables de reconstituer à partir de leur piège, avec les proies qu’ils auraient dû prendre, tous ceux qu’il implique.
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Mes pattes postérieures plongent pour me préparer à bondir, alors que mes estomacs s’étalent autour du sol afin de percevoir à la ronde les trépidations du gibier qui s’empêtre. Mais c’est le gibier qui n’hésite pas à bondir à moi, se dirigeant dans son bond en évitant les changements de gravité, jeté sur l’une de mes pattes il la saisit dans sa bouche et fait effort pour m’extraire, d’un élan soudain et de trop courte durée pour me soulever du sol, à peine il me soubresaute car tout entier hâte il lâche aussitôt prise. S’il persiste je lui happe la nuque.
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Il bondit, happe une patte, tire à lui, moi tenant bon le plus souvent, entraîné parfois au-dessus du sol, mais aussitôt j’y rentre à la faveur de mes pattes qui s’écoulent vers l’arrière.
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Expulsé je lance mes anus dans le vent. Qu’ils s’y accrochent et m’entraîne, me blottir dans ses coins. Mais le gibier me paralyse d’un coup de sexe dans le thorax.
Des petits tonnelets en terre gâchée regroupés en abri, chacun contenant l’un de nous aux pattes sectionnées en compagnie d’un œuf.
Le soleil puait avec aisance et les têtes pétaient entre elles, une partie de la tête s’invagine pour former une poche en son sein, le pourtour se gonflant par contradiction et entraînant les traits dans son extension vers la complète disparition de la bouche, yeux, du nez, les oreilles s’affaissent jusqu’à faire tatouage à peine cartilagineux au toucher, cette fesse unique et circulaire se dressant jusqu’à ce que la cavité qui s’y approfondit se raccorde à l’intestin, permettant ainsi la fuite de gaz par-dessus le grondement de nos mille moteurs, l’interminable colonne de la VIIème Armée, venue se calmer dans le désert parce qu’ici tout le monde s’en fout et personne ne vient le réclamer. La plupart de mes soldats cheminaient sur cette absence de terre aveugles et pétants dans leurs cheveux.
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Nous sommes pris dans un essaim de vroum-vroums. La perte de turbopompes, tôles, sécrétions, affiches pornographiques, cosmonautes, tuyères, rotors, aliens, sas, cockpits, chienne Laïka, réservoirs, parfois des étages entiers, entraîne derrière le passage d’une fusée la condensation de longs et fins nuages à haute altitude, qui restent croupir en suspension, et des colonies de vers s’y constituent, des millions d’individus relativement peu espacés les uns des autres, chacun plongé une partie de son corps dans ce substrat, où ils puisent leur nourriture et peuvent s’enfouir totalement à la moindre alerte, la colonie disparaissant brutalement pour réapparaître quelques minutes plus tard, tirés comme des langues, il leur suffit de quelques générations pour avoir le sexe tubulé comme un moteur Harley Davidson et la plupart en chopper ne sont qu’un axe de transmission qui élance et fait pivoter ses roues autour de leur estomac cardiaque, pousser gonfler dépresser, gainées de cuir clouté, jaillies à travers les cavités chromées, articulées entre elles et réunies par des ligaments souples et des muscles, l’estomac s’infime et s’énorme pour propulser l’essence de telle sorte que –l’enveloppe charnelle répercutant ces explosions, la surface des pneus hérissant un plus ou moins grand nombre de ventouses selon les changements de succion désirés– ils se tractent par bourgeonnement et affaissement, les organes les plus constitués se communiquent dans les moins denses, et volent ainsi en rampant, avec jets de chaînes coups de feu tentacules anaux congélateur capillaire scabiesball poing à compulsion poussées de teaser barbes à cran d’arrêt, alors tous les jours je fais sacrifier un de mes soldats afin d’apaiser leur colère et qu’un gang ne nous tombe pas dessus.
Le cou se termine par un bourgeon et s’allonge, en théorie indéfiniment, en émettant latéralement des nuques secondaires portant des têtes, ce sont les têtes de la base, entravées encore par les épaules, qui s’ouvrent les premières, puis successivement vers le sommet en grappe.
Cette concentration engendre un mouvement, les têtes éclateraient si elles se fixaient.
Dans un milieu trop toxique, par exemple notre chiotte, une aine acide, un groupe de funk ou l’anus facial de mes malades, ils substituent l’eau dans leur organisme par un sucre qu’ils synthétisent, de déshydrater complètement les pattes se rétractent et les crânes s’amincissent en aiguille, en une sorte d’épis, lorsqu’ils sont arrivés à complète fossilisation ils présentent un réel danger pour mes soldats, puisqu’ils s’accrochent dans leur pelage d’où, en raison de leur petite taille, ils finissent par s’introduire dans divers orifices (oreilles, narines, sexe, pistil...) et progresser dans le corps du fait de leur forme et la présence d’arêtes –les crânes– qui s’opposent à tout recul, et bien évidemment au fond des galeries qu’ils excavent, bien creuses et muqueuses, ils redeviennent actif en une durée qui va de quelques minutes à quelques heures, pour se rejoindre et reconstituer leur bande les vroum-vroums vont perforer les organes du soldat, organiser des fêtes violentes et des rides à contre sens dans son système vasculaire, émettant des gaz et tâchant toutes les parois internes de gerbe et d’huile, la condensation et les émissions sont si fortes que suer se suffit plus, la peau s’épaissit et devient boueuse, subit des élongations, les doigts se remplissent et grossissent puis, de l’intérieur l’eau exerce une pression telle que les membres se tendent, rigide prêt à éclater et sortir de lui-même au moindre choc, au fond des chairs les os s’en décollent et se désolidarisent, jusqu’à ce que les parties génitales s’amollissent enfin par où la turgescence s’évapore, et le soldat se fane. Mais de toute façon, il nous faut renouveler notre stock de chewing-gum.
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Aujourd’hui je remets une décoration à un gosse : un sticker à coller sur son casque « Born to be drille ».
festival d'Uzeste Musical 2009, 7ème partie. Bernard Lubat, Daniel Van de Velde, Big Band Jazzcogn'Aquitaine, Beñat Axiary, Michel Ducom, Méryl Marchetti, Jazz bal, François Malarange...
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