Charles Pennequin et Armée Noire

vie

Sur-prendre

01/11/2009 - 00:34
 
s'enfonçant dans la béance nuisance sonore son sang -puissance de fond- s'enfonçant dans la nuit immense aurore chanson -puissance de feu-
dans le truc profondément dans la pénombre pénétration dans -passionnément- le trop l'ombre portée profondément dans le trou -putainement-
soudain -écho grondant- les cris l'égorgement l'agonie -hurlements- l'écrit l'écartèlement l'orgasme -silence bruyant- strident d'un sou-
ffle
 
fuite en avant dans l'espacement -éclairs lueurs- en avant dans les corps dans les gens -râles en sueurs- fuite en coup de dent écoute -le vent qui pleure-
précipités noirs pleins d'obscurité -vide abymé- vite dans les soirs d'étés de chiens -abysses osés- précipités près des pressoirs du chaud -chuté-
transant dans l'air des traces -fracas- dansant dans l'ère des crasses -effroi- transant dans les carcasses d'hier -des tas- dansant dans la poussière de
pas

 

 
 
plongé encore frétillant -la pisse éclabousse- jeté frais mort changeant -éclabousse l'impasse- plongé si fort coulant -pissant l'impasse- hors d'élan
rauque et planante la voix échappe lancinante et glauque -valses au loin- rauque achoppe à l'époque sans choix lente choquante -valses au coin-
s'étendant comme une ondée commune nos sourires -instants volés- s'étendant comme une montée de lunes tous nos rires -instants violés- en ri-
cochets
 
tourne-toi voilà comme ça oui plus bas -silhouettes confuses- penche-toi lèche-là mais oui c'est ça -allumettes qui fusent- oui oui déjà -ou pas-
débordant de vigueur liqueurs -sa présence- de vies s'accordant à la langueur -si intense- débordant de torpeur moqueurs -saisit sa chance-
elle me parla et ce fut un génocide -déclic- elle explosa toutes les pensées à l'acide -éclipse- elle me toucha humide des massacrées -apocalypse- elle
m'aima

 

 
 
zoommant sur sa salive abondante et bandante -vive- gros plan qui lave l'image attachante et tâchante -morte- dézoommant rampante et pente -vive-
aventures inventées de toutes liesses -déchirements- la nature éventrée de toutes pièces -déchiquettements- ouvertures ravinée de -dépècements-
ils se perdent toujours au retour -lave en fusion- ils se perdent à rebours des jours -lave télévision- ils se perdent sans recours là sourds -et c'est
l'évasion
 
s'enfonçant dans les fesses du destin sans limite -évacuations de la zone- s'enfonçant dans la face son festin dynamite -éjaculations de la zone-
dans l'antre virale des pirates du poème qui entrent qui ratent dans -chier la littérature- l'entente cadavérique des pires potes qui papotent -la lâcher-
rigoles visqueuses -charmes et larmes- si folles ruineuses -alarmes enchantées- rigoles visqueuses -vacarmes attentés- si folles heureuses -armes pour sur-

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

sauter

 

 

Poitiers-Manif111009 b.jpg

ZOMBIE WALK & VIRUS PUNK

12/09/2009 - 20:00

Mort. Vie. Mort. Vie. Mort. Vie. Mort. Vit. Mord. Vie. Mort-vivant. 

Geste sans événement. Naissance incessante en clignotant. 


Talk. Silence. Talk. Silence. Talk. Silence. Zombie walk. 

Processus défunt. Procès sus des fins. Proxys glauqʼ. 


Mort animé. Contrôle sorcier. Emprise de lʼAutre. Le Nôtre. 

Apparaît. Halluciné. Visionné, prise en condition. Fiction. 


Bruissant, grinçant, gémissant. Aphasique, apathique. 

Spectre se nourrissant. Pourrissant. Dʼos en eaux. Dermique. 

Peau qui vire à lʼâcre, râle, sacrale et virale. Khôrique. 

Horde sans ordre. Mordre. Corde. Corps-port. Systémique. 


Error. Terror. Horror. Hors… Bords. Sang. Sorts. Chiant. 

Trésor. Essor. Ressort. Or… Pores. Sens. Forts. Chance. 


Evénement du geste. Zeste de conscience. Qui reste. 

Qui danse. Cadences. Cas. Pas. Danse. Dense. Pense. 


Fente. Hommes. Fantômes. Femmes. Amantes. Survivantes. 

Vampires. Vents pires. Goules qui coulent. Couilles qui souillent. 


Habiter, habiter la bite, habiter le tas, habitat. Ta. Bi. Tait. 

Infecter, incuber, inventer. Succomber. Succuber. Susciter. 

Sucer, citer, situer. Tu es tuée, mutée, luttée. Pute ressuscitée. 

Imager lʼoxy-mort. Activer la magie, core. Hardcore, mort écartée.  



Floods. Mood. Flous. Mou. Fouille, mouille. Fuite, vite, hit ! 

Fous voyous, codes crades, bad mad, fuck suck, drunk punk ! 

Drink pink, bruits cris, kiss piss, cum com foufʼ feu yummy you & me !

quelques-un d'autre

01/06/2009 - 16:59

quelqu’un sonde. quelque chose sonde. des ondes sondent quelques choses en quelqu’un. en quelqu’un quelques sondes ondent quelques-uns en quelqu’un. en quelqu’un quelques-uns sont sondés par des ondes de quelques choses. en quelque chose quelques-uns ondent par des sondes. par des sondes ondent quelques-uns en quelques choses sondantes. des sondes traversent quelqu’un, quelques-uns sont traversés par des sondes de quelqu’un. des sons ondent et sondent en quelqu’un de quelqu’un. des sons de quelqu’un sondent quelqu’un et quelqu’un onde. quelqu’un sonde une boîte de conserve vide d’une sonde invaginée arrière. quelques sondes ont parfois des odeurs. une sonde de quelqu’un onde un nez de quelqu’un. un nez de quelqu’un est sondé des ondes d’une sonde de quelqu’un. des sondes de quelqu’un pénètrent quelqu’un quelque part. quelque part quelqu’un se fait pénétrer par les sondes de quelqu’un. et des sondes se retirent de quelqu’un, des sondes ressortent de quelqu’un et elles ondent. et quelqu’un traverse une sonde d’une vieille caisse de quelqu’un. quelqu’un d’une sonde d’une vieille caisse de quelqu’un est traversé d’une sonde qui onde les sondes sondent les sondes, les sondes sont des sondes, les sons sont des sondes qui sondent, les sondes qui sondent sont des sondes. les sons d’une vieille caisse sondent encore en quelqu’un, en quelqu’un des sondes de quelques-uns sondent sans cesse, sans cesse des sondes de quelques-uns sondent quelqu’un. des sondes étrangères sondent aussi en quelqu’un. quelques sondes sondent sans arrêt quelques-uns.

 

tu dis toujours quelqu'un, quelqu'un, tu te répètes en quelqu'un. en quelqu'un tu dis toujours quelqu'un, tu te répètes, quelqu'un. et tu dis que c'est les ondes qui sondent, les sondes qui ondent, sondent les ondes qui ondent en sondes. comme l'autre et l'autre qu'ils disent tu dis. tu dis qu'ils disent tu te répètes l'autre et comme l'autre toujours quelqu'un en quelqu'un dis-tu. et tu fais pas ton truc, à toi ton truc et tu fais pas, ton truc à toi pourquoi. c'est pas pareil, pas pareil c'est pas le même, truc même c'est pas pareil. ça répète différemment. l'autre il répète un mot. l'autre un nom répété en verbe répété en adjectif répété en substantif. des répétitions substantivées. des substantifs répétés. des répétitions se substantifient. se substantifient des répétitions substantives qui se répètent. des caisses caisses se caissent. se caissent des caisses caissées. des caisses caissées se caissent dans des transformations substantives répétées. se transforment substantivement des caisses caissées de répétitions. et les substantifs ne sont pas des noms propres, sont des choses, sont des matières de matière faites. se font de matières matiérées. et c'est des noms sales non propres. un travail du substantif au noir. une noire substantivation travaillée.

 

et l'autre autre? disent-ils tu dis. et l'autre tu dis? de l'autre disent-ils. c'est pas le même, pas même c'est pas pareil. cette fois c'est la vie. une vie sept fois. sept fois une vie cette fois. ou même pas sept. plus que sept cette fois. des vies qui se répètent en une vie. une vie répétée en vies répétées. plus autre chose. autre chose plus qu'une vie répétée en vies. des répétitions de vies dans une parole. des paroles de vies. et pas que répétées en plus. en plus des répétées des vies de paroles. pas des paroles sales mais propre. du propre répété car sale à n'en plus finir d'être propreté. propre parce que pas une vie. des vies sous une parole de vie. des paroles de vie pour libérer des vies. et des libérations c'est moins linéaires que des substantivations, plus circulaire. autour d'un moi ça tourne, ça tourne autour de moi pour te libérer. parce que moi ça enferme, c'est du boulot moi. faut entretenir tout ça moi. un moi c'est tellement de travail à entretenir. faut toujours ramifier moi. ça s'échappe alors faut moi ramifié. moi ramifie, moi enferme dans mes ramifications. moi tellement de ramifications travaillées même pas au noir. gratos le travail moi. moi ça s'entretient gratos, du travail à perte pour limiter mes pertes moi. au lieu de se laisser perdre. se laisser perdre dans les sondes des autres qui ondent. dire je non pas en pensant à l'autre qui écrit qui le dit, mais le dire pour soi, dire je en pensant à moi et non toi. se laisser pénétrer et parler du fion. s'étouffer en disant je et parler du cul. talking out of your arse disent les anglais. parler du fond de ton cul. lire je comme on dirait j'étouffe. dire je en le lisant vraiment. sans transfer. c'est de la connerie les transfers. c'est du travail les transfers à moi, mais pas au noir, pas gratos, un T.I.P à vie les transfers de moi, et pour rien. pour que tout sorte du nez alors qu'il faudrait que ça sorte du cul, du cul de moi pénétré par les sondes des autres. être poreux aux sondes qui ondent au lieu d'être peureux et tout ramifier, tout stratifier en tristesse d'un cartable fouillé, plutôt se laisser fouiller le cul par les sondes que de se faire fouiller le cartable pour penser mieux protéger moi. finit les transfers T.I.P à vie de moi, répéter des je des autres pour en finir des transfers, se laisser se faire répéter les je de la vie, pour foncer droit dans le mur. foncer droit dans le mur, dire je comme une voiture-bélier dans les murs. foncer tout droit à toute vitesse dans la parole. et pas besoin de mots pour parler. plus besoin d'attendre d'avoir des mots pour parler et foncer dans le mur. s'égarer dans le mur en plein foué de paroles taisantes. tu dis je me laisse pénétrer, je répéte pas je me laisse sonder, je copie pas je parle du fond de mon fion, j'y vais, jettons-nous dis-tu, en se perdant, dans la circularité droite de moi, sans transférer quoique ce soit.

 

et quelqu'un. où est quelqu'un. est quelqu'un où et quelqu'un. quelqu'un et est où quelqu'un. un quelque est quelqu'un où quelques-uns se pénètrent. uns quelques devenant un quelque quelconque. à chaque fois un quelconque un quelque devenant quelques-un. des quelques moins un à chaque fois. quelques-uns pénétrant quelques-un pénétré. un quelconque un à chaque fois pénétré devenant quelques-un pénétrant. et à chaque fois ainsi de suite. de suite à chaque ainsi et fois est quelque un quelconque où se pénètrent quelques-uns en quelques moins un en quelqu'un. et lui disent-ils tu dis. et ce quelques-un dis-tu. ils disent en toi quelques quelconques. quelques moins moi dis-tu. tu dis quelques disent et quelques-un. quelques-un et des vies et des substantifs et des phrases. des phrases et des substantifs et des vies de quelques-un. quelques-un répète des phrases, syntagmes de gauche à droite, de droite au centre, du centre à gauche, puis à droite, puis à gauche de la droite, et à la droite du centre, et au centre de la gauche, et retour au début. quelques syntagmes de quelques-uns répétés en quelques moins un en quelqu'un quelconque. quelconque quelqu'un répété en syntagmes de quelques moins un de quelques-uns. quelques-un répétant des contextes de syntagmes en quelques-uns grammaticaux. des gros mots de syntagmes de grammaires de quelqu'un contextualisés en répétitions de quelques-un. et puis quelques-un à chaque fois quelqu'un d'autre. toi quelques-un un quelqu'un quelconque, et moi un quelqu'un des quelques-un de toi. quelqu'un obligé d'en passer par quelques-un, quelques-uns obligés de pénétrer en quelqu'un, que quelqu'un puisse dire je en quelques-uns, dire je en quelques-uns est où quelques-un arrive, quelques moins un est où quelqu'un dit je en quelques-uns, où quelques-uns disent je en moi, est je en quelques moins un est où toi est moi, moi est où toi en quelques-uns deviennent quelqu'un, mais obligé de passer par quelqu'un pour que je ne dise pas je en toi mais en moi, sans transfer, obligé de me faire pénétrer par quelques-uns en quelques moins un pour que je dise je à la lettre, sans transfer, sans penser à toi. et tout cela par toi obligé, pour que je ne dise pas je à ta place. tout cela et obligé par toi, pour qu'à ta place tu puisses commencer. commencer à ta place pour que tu puisses tout cela par toi et obligé. tout cela pour aborder les problèmes. les problèmes aborder pour tout cela. pour comment en finir en fin. en fin finir pour commment. pour en fin comment en finir. non pas commencer; finir. quelques-un ont toujours déjà commencés en toi. en toi comment finir pour ces quelques-un qui ont tout commencé jadis. et qui naguère commencèrent en quelques-un. quelques-uns jadis qui commencèrent des quelques-un qui naguère ont débuté. quelques moins un toujours au milieu. au milieu quelqu'un entre quelques-un de naguère et quelques-uns de jadis. toi au milieu des sondes toujours, toujours moi traversé par les sondes ondant jadis et sondant naguère. je parle du milieu de toi. du milieu de ceux qui sont devenus toi, moi je parle.

...

...

est-ce que je pense avec mon cul

18/12/2008 - 18:16

 

mais maintenant finie la rigolade. la journée se termine. toutes les journées sont des sacs. elles enferment la connerie. la connerie qui fait la rigolade. mais la connerie fait reculer la déconnade. et ça fait pas rigoler de reculer dans la déconnade. reculer toutes les déconnades quotidiennement ne fait plus rire l’homme du jour. et quotidiennement la vie enferme ça. la déconnade prend fin avec le jour. le jour se finissant. il faudrait finir dans le rire. mais c’est impossible pense l’homme du jour. le rire c’est comme les mauvaises odeurs. au chiotte le rire dit la journée en déconnant. il nous faut des histoires. si vous voulez on peut vous en fournir de bonnes. des invariables. car toute journée déroule la même bobine. car toute journée raconte invariablement la même connerie. car toute journée est une sinistre bourde. y a pas de quoi rire. ça fait juste rigoler. tout le jour de ma personne est une grosse blague qui tache dit l’homme du jour. tout jour fini par une mauvaise fiente à l’esprit. et c’est tant mieux. pourquoi s’en priver se dit ma personne. pourquoi on se priverait d’une bonne vieille blague de cul pardis. une bonne tranche de rire comme en travers du jour pense ma personne. une bonne histoire comme une sorte de vomitif. car c’est du vomitif qui lui faut à l’homme du jour. sinon il pense qu’avec son cul. et là ça plaisante plus. finie la rigolade. est-ce que je pense qu’avec mon cul dit l’homme qui rigole plus. est-ce que mon cul est le seul à penser dans toute ma personne. le seul être de toute ma personne qui pense. le seul qui pense est-ce le cul se demande l’homme du jour. toute ma personne qui blague est occultée par l’individu cul. c’est l’individu au cul qui pense. le cul indivisible occultant ma pensée. et ainsi donc ma personne pourrait penser grace au cul. mais ma personne ne peut penser grace au cul pense l’homme du jour. car ma personne dit l’homme du jour pense uniquement par son cul. l’individu de ma personne est son cul. et finalement c’est l’idée d’un cul occultant. et finalement c’est le cul occultant qui occupe toute ma personne pensante. toute la pensée de la personne pensante qui voudrait bien démarrer un sujet à partir de n’importe quoi. et pourquoi pas le cul se demande ma personne pensante incarnée par l’homme du jour. pourquoi ne pas démarrer par une histoire de cul. mais en fait le pourquoi pas est de trop pour l’individu cul. le pourquoi pas n’existe pas dans l’être cul qui est dans ma personne pensante occultée. le pourquoi pas un cul et démarrer avec ça la journée n’a pas lieu d’être. et pourquoi donc se dit l’homme du jour. pourquoi ne pas traîner ses fesses dans une histoire. une histoire qui démarrait sur ma personne du jour et par le biais d’un cul. parce que c’est juste le cul et rien d’autre qui démarre ma personne aujourd’hui. le cul démarre tout. le cul est la présence même. est la pensée même. est la personne même. et pour aujourd’hui et pour demain. invariablement. et donc il n’y a pas d’alternative possible. pas d’alternative au cul pour ma personne. il y a le cul et rien d’autre. rien d’autre ne viendra boucher mon histoire. rien ne viendra raconter des salades autrement. rien d’autre qu’un individu en forme de cul si possible. si possible un cul et rien d’autre. et arrêtez là vos salamalèques. car c’est tout ce qu’on peut commander ici. il faut pas croire au père noël. ni à l’enfant jésus. l’homme du jour ne vit que là-dedans. il crèche que dans l’histoire de cul de son individu. il n’y a rien qui viendra boucher l’histoire de la vie d’un homme autrement. l’histoire de la vie n’est qu’une histoire de cul. une histoire comme un bouchon. un vieux bouchon qui pèse sur ma personne dit l’homme du jour. et plus la personne est occultée et plus le bouchon prend de l’âge. plus le bouchon est âgé et plus il ressemble à cette vieille histoire promise. la promesse d’un cul sans fond. un cul sans possibles qui est devenu le bouchon pour toute la personne habitée. c’est comme une chose avariée. l’histoire est invariablement habitée par le virus du cul. c’est comme s’il y avait depuis la naissance la volonté qui pousse comme une fraise. une sorte de fraise au fond du moi qui est avarié. un fruit pourri. un cul. car le cul c’est l’avarie des machines de moi pense l’homme du jour. toute la machine du moi est avariée par cette histoire de cul. la sale histoire de cul qui est née au même moment que nous-mêmes. et pourquoi ça naît au même moment qu’un nous. un nous-mêmes qui pousserait au même moment qu’un lui. un lui qui serait la volonté indépassable du cul. la volonté du cul qui dépasse tout. et toutes les vies invariablement foutues dedans. et toutes les bouches cousues dans ces vies fortuites et foutues. les bouches cousues au bout d’un bon moment par la seule et triste histoire de cul. le racontar de nous sans fond. la bonne vieille blague qui pousse en travers nous. c’est-à-dire en travers l’individu. et que l’individu c’est le cul. à ne pas confondre avec ma personne. ma personne est juste une sorte d’entendement mal débouché. une volonté constante que viendrait toujours rasseoir l’individu. c’est-à-dire son idée de cul toute bouchonnée. mais la boucle est bouclée comme on dit dit l’homme du jour. la boucle est dans la forme humaine. la forme rassise et bouchonnée humaine qui a raison de ma personne. et y a plus rien à y faire. ne rien faire d’autre que terminer en eau de boudin. toute son histoire humaine finie. toute sa personne historique dans l’eau de son propre boudin. tout qui est bu. toute l’imbuvable histoire avec les mouches autour. comme une histoire d’amour. une histoire à la tue-mouche qui tourne autour. une histoire à la va que j’te pousse. ou que j’t’épouse. c’est du tue-mouches qui pousse dans toute histoire d’amour. l’histoire à tuer que des mouches est une histoire d’amour à dormir debout. histoire à dormir avec les mouches mortes autour. car c’est l’individu même qui est un tue l’amour. c’est l’individu debout qui fait débander la vie. l’histoire de cul de l’individu dans les feux croisés de l’amour. les feux de détresse de la rencontre amoureuse. la rencontre fortuite et amoureuse de l’autre. l’autre supposé. l’autre et son suppositoire à suppositions. l’autre en suppot bande mou dedans la vie du nous. l’autre qui n’est que la même forme de suppositoire que la personne dans laquelle nous stationnons. un certain laps de temps à stationner pense l’homme du jour. et le stationnement n’est jamais payant. il faudra de multiples histoires. des histoires de cul en nombre pour venir bouchonner la vie. toute la vie sera bouchonnée par nos histoires de cul et de suppositoires. c’est-à-dire de tremblement avec effet de sudation. avec des pulsations cardio vasculaires et une certaine pluviométrie positive. car tout est positif dans l’homme du jour. tout est bon comme la tripe et l’andouillette pense-t-il. alors que ça finit toujours par un forfait à deux. mais on veut pas voir la chute de l’histoire pour l’instant. on veut juste les bons débuts. des morceaux de choix on veut. on veut juste le croupion pense ma personne du jour. le croupion du bon début du nous. car le croupion c’est toujours la meilleure partie de nous-mêmes. le croupion c’est le meilleur morceau de notre histoire de cul.

Load & Shot : Overwriting pornolettriste

07/03/2010 - 00:14

 

0 ◊ ∞ - http:// débordels des pixels pisse-t-elle des bords irl des ports dé terminal abolir dél 

ire des amis promenant leur frétillement en pire enzymant virtualisant enlisant et lire omis 

www. home tweet home heat and come (houba houba hop gouzi gouzi) grrr brrr homme 

shit homme marsupilami baisant en pleine émeute les meutes de plaies et dʼherméneutes 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - 111 - file not found - kiss 

- cum right in her mouth ((tigresses blanches)) : étincelles de réel archipel points aux loins 

noeuds contaminants transfinissants (à tore et à trucs bidouillés) fuitant triste à lʼimproviste 

tirer plan jet tourner tuer gicler chant chaud sang ! noise not sound louder and stronger 

and guerriers ruinesques crades sales cauchemardesques armés de corps de peaux de 

ecce dino craporno noli me dicere fucking bastard so lucky (or not) ecce pas gai ni va-rat 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - 222 - file too large - fuck 

- cum right in her mouth ((opalescents)) : cryptique jus lit kabbalistique infravue magique 

journée portes ouvertes au black berk berk cloportes de vérités de pertes incarnées niées 

suck or blow ? 

tirer plan jet tourner tuer gicler chant chaud sang ! link hic et nunc à mort connard de porc 

to shag her shake butt hug blur your tag your word your war is not over to kill everybody 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - 333 - file donʼt match - you 

halo dʼapocalypse aura du désastre et autres révélations crépusculaires créées dʼactions 

- cum right in her mouth ((orgasm manifesto)) : inconscient qui suinte secousses slurp 

the hole black worm white intergalactic travel in every other dimensions ans scansions 

aube orbite bite ombre satellite météorite light or flash void joy fight ploy all night blank 

chan cynique saint feu follet psyborg sage fou fête sein clinique fan fading away (aïe aïe) 

usb connectée au multivers overwrité halluciné subluminé subliminé explosé expulsé ex- 

visqueux que vice thixotrope fluide (flop) liquide sperme salive sueur saturations silences 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - 1111 - there is no file - and 

- cum right in her mouth ((pornanarchy)) : mmmmmmm miam lol mdr lol mmmmmmmm 

perdus humides et glauques dans les débris des sourires des cris rauques écrits de trop 

déchangés ou déchirés ? 

nihil rem viola noctem vola totem tʼaime le derme les pores vidés éclats dʼil fracas toucher 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - 2222 - old file - me 

images invisibles visages indivisibles page spectrale à travers le tamis la cible le crible des 

ravages la plage pénible des signifiants sable rage bible outrage à agent sémantique des 

mystiques moustiques pornolettristes suçant hurlant le sens gouttant dégoûtant lʼégout et 

debout dégoulinant de boues butant à bout de bites débutant lʼabus de boites de bévues 

- cum right in her mouth ((embuées)) : condensations cons dansent clitorisent attisent 

bullées boulets coulés liés cruels crus (dʼhiver) sʼy fier filles femmes phalle asphalte halte 

tirer plan jet tourner tuer gicler chant chaud sang ! sans putains dʼunités dʼinitiés à cran 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - 3333 - new file - us 

qutrits tachyons dilatons spit bond en spin en violence vive tact impact (big -gang- bang) 

- cum right in her mouth ((happiness)) : vies indéfinies à lʼheur tychique pleurs cosmiques 

tirer plan jet tourner tuer gicler chant chaud sang ! clic viral vital trip picnic strip mal mail 

sick or bad ? 

et puis se retournant par bribes sur lʼamibe détournant son récit le narrant marrant 

désinhibe pour les participes présents des vils guides des until we bleed lovely bitch .com 

charger gravité geste répété pensée lestée pesée potentialité - error - error - error - error 

- cum right in her mouth ((deep dream)) : streaming screaming swallowing gokkun tiqqun 

pirates disparates autonomes autistes strates style gnômes paumés pile à lʼacte qui rate et 

disappear suddenly in a no manʼs land nowhere in a utopian spaceless room bloom in & 

ailleurs personne fugace éclipse incessant toujours déjà jamais stop là efface traces @ o -

 

terminalvisage

21/09/2009 - 19:35

Tous les jours dans un terminal. Tu es dans un terminal presque tous les jours et tu n'avances pas. Un terminal des jours et toi qui n'avances pas. Toi sans direction dans un terminal à taper des histoires qui ne servent à rien. Des histoires qui ne servent à rien dans un terminal à toi. Et cette manie de changer des unités d'une même chose de place. Là au début, ici à la fin, là-bas au milieu. Et toujours cette question toute simple. D'une simplicité folle une question que tu te poses, sans arrêt, tous les jours dans un terminal. Mais allant nulle part, nulle part où aller dans un terminal. D'aucuns disent il se réfugie dans un terminal. Même pas capable d'en sortir de son terminal. Tous les jours et une question folle, simple que je ne comprends pas. Mais ça c'est ton problème. C'est ton problème dis-je ton terminal. Mais ce n'est pas un refuge. Au contraire dis-tu. Il dit qu'au contraire d'un refuge il est à découvert dans son terminal. Plus que je ne le pense. Tu penses que je pense que tu es moins à découvert dans un terminal que tu ne l'es. Oui, tout à fait dit-il. Il dit qu'elle dit qu'ils ne savent pas où aller. Que faire dit-elle de celui qui saurait être moi. Moi que tu ne veux pas entendre, moi que toi tu penses est un hall à mirroir. Regarde dans un mirroir et ce n'est pas toi. Et mieux encore, regarde dans un mirroir avec un mirroir derrière et que vois-je. C'est sans fin, des arrières de tête sans fin, et une envie. Une envie de mettre des coups dedans. Derrière la tête, que la balle explose le visage en sortant. Un trou de sortie énorme et dans le visage s'il vous plaît. Un orifice d'entrée très petit et une grande sortie. Une sortie de balle et plus de visage. Et faire ça à tous les visages. Et des êtres qui marcheraient dans des rues avec pour visages des trous noirs béants. Béants des visages noir de trou avec une petite rigole de lumière, de part derrière, comme au cinéma. Comme au cinéma des visages en écran à recevoir la lumière d'une rigole des visages des autres. Et chacun son film béant en face. Une rigole est pour l'eau. Une lumière en torrent alors. Un torrent de lumière par un trou tout petit finissant en béance visagée de cinéma. Que chacun y fasse son film. Un film à chacun à voir dans des visages noir de béance d'autres. Un visage sans trait. Des traits de lumière sur un visage béant venant de derrière ta tête. Ma tête comme un projecteur. Je projète des images sur un visage noir d'un trou béant et je regarde. Il produit une image d'un trou qui commence tout petit à l'arrière de son crâne et qui finit en trou béant. Et des visages se regarderaient. Se regarderaient des trous béants de noir qu'on ne dirait plus visage. Parce que ça suffit dit-il. Elle dit que les visages ne lui suffisent plus. Ce sont les corps qu'il veut. Maintenant il veut des corps car des visages il n'en peut plus. Partout des visages tous les jours et un écran de terminal. Un écran noir de terminal avec des pixels blancs. Des pixels blancs de lumières faits et des lettres dans un écran noir de terminal. Et des pixels noir aussi. Et en couleur si tu veux. Dans un terminal et chacun se fait son film. Son film à chacun et regardé dans le trou noir béant d'un autre. Je te regarde et je lis ton trou. Je lis ce qui se trame dans ta béance noire trouée. Trouée par une balle en pleine tête, et tirée de derrière. Pour mieux effacer mon visage. Lâche disent-ils dis-tu. Courageux dis-tu-je. Un courage énorme que de tirer par derrière pour effacer un visage. Et par devant ça n'y changerait rien, mais il resterait du visage. Alors que le courage c'est d'arriver au trou noir béant sur une face. Et j'aimerais, je voudrais que tu me tires une balle dans la tête, et de derrière s'il te plaît dis-tu. Je suis César dit-elle et je me réjouis de Brutus. J'aime Brute dit-elle. Toi aussi mon fils dit-elle. Elle dit son fils lui aussi et c'est une joie. Une vraie joie dis-tu. Je dis une joie que d'être poignardée par Brute, Brutus ma brute de fils. Et je suis césar et je suis heureux. Heureux qu'un ami, mon fils me tue. Me tue mon fils que mon visage puisse disparaître. Et toi tu veux que je te tire une balle, de derrière, en pleine tête. Que mon visage disparaisse dis-tu. Pour pouvoir dire et tu brute dans un terminal. Dans un terminal tu quoque mi fili. καὶ σὺ τέκνον. et toi brute, ma brute tire-moi de derrière que je puisse faire mon film. Mon film sans visage par une rigole de lumière. Avec du 9mm par derrière. Et comme ta brute mettre des doigts dans la plaie béante. Fourrer ses doigts dans une plaie béante et les ressortir plein de sang de moi. Comme une bête te couvrir du sang de moi. Mon sang sur tes pattes comme une bête. Et ma joie d'être ta bête dis-tu. Ta joie de voir tes doigts ensanglantés comme on doigte une femme en règles. Et l'odeur, une odeur de vie. Pouvoir sentir qu'il y a de la vie tellement ça pue. Mon trou noir béant de visage et tes doigts dedans, et puant de mon odeur de vie. Et chacun son odeur dans son film de lumière rigolée. Une rigole de lumière de par ton trou et mes doigts puants dans ta face béante, et dedans et dehors, et tu me doigtes le visage. Mon visage est un trou noir béant et n'en est plus un. Plus un visage mais une béance à cinéma. Avec tes doigts puants de mon sang dedans. Et toi brute. Brute et toi et moi ma plaie mon sang tes doigts. Et ma voix dis-tu. Sa voix de et toi brute dit-elle. Elle dit et tu brute, èt tou broutèi, et encore une voix. Plus de visage mais encore des voix, dans un terminal. Tire-moi dans la gorge, je veux que tu me troues la gorge aussi dis-tu. Baise moi mon trou béant jusqu'à me trouer la gorge. Fait-moi gaguer que je ne puisse plus avoir de cordes vocales. Et un autre trou à doigter. Elle dit ma face de trou noir béant et un trou dans la gorge. Et je dis dit-elle que tu me dis, je dis je parle en percussion maintenant. Je ne suis plus à cordes dit-elle, mais à percussion. Des percussions d'air qui me rentre par la gorge. Comme des cordes bartokienne. Quatuor n°5 dit-elle. Des cordes en percussion. tadadada dadada da da. Et ses doigts dans ta gorge et les miens dans ton trou. Et plein de sang puant, puant ta vie sur moi. Sur moi une vie puante de béance. Dans un terminal et des doigts dans des trous puants que chacun puisse faire son film, et sa bande son, sans corde. Que du vent, parler comme un hautbois en percussion. Que percuter ici dans un terminal. Et du vent encore. Il sent de l'air lui rentrer dans son cul. Il écarte les fesses et les met à la fenêtre et du vent qui rentre dedans. Et plus besoin d'écarter, maintenant du vent par la rigole de lumière. Et par des gorges trouées, du vent et des sons percutifs. Et les yeux disent-ils, et les nez disent-ils encore, comment voir et sentir sans visages disent-ils. Je doigte dis-tu. Je regarde avec les mains, avec ses mains elle sent mon odeur, avec ses mains elle voit son film dans mon trou. Ton trou et des doigts dedans pour voir son film à chacun. A chacun son film dans un trou autre et tout ça par les doigts. Et des ongles longs, taillés en dague pour mieux sentir ma puanteur. Ta puanteur sentie par moi par mes dagues de doigts. Et on creuse dans un terminal. On creuse pour boire par les dagues. On cherche l'humidité d'une vie. Une vie humide de joie par des doigts en dague. On je veux dire moi dis-tu. Elle dit on pour dire moi sans danger. Sans danger on pour protéger moi. Mais moi à découvert sans visage alors plus de on. On ne dit plus on ici dis-tu, elle dit s'en est fini de on et nous. Nous c'est toi et moi dit-elle, mais chacun son trou à percussion. Chacun son toi dans lui dit-elle. Tu te touches dans mon trou noir béant dit-elle, je me touche dans son trou dis-tu, dans nos trous se touchent des dagues de vie en nous. En nous des dagues de vie mais chacun la sienne. La sienne à chacun mais dans le trou d'un autre. Pour exister des trous autres pour ne pas mourrir. Une vie à chacun dans un trou noir béant pour faire son propre film. Mais pas sans toi dis-tu, pas sans lui dit-elle, sinon pas de cinéma. Pas de cinéma dans un terminal sans ouverture.
 

Strass et ses Stries désastreuses

13/08/2009 - 12:38

(avril 2009)

 

Prière du Pire.

 

Orage. Au désespoir. Oh, haines et mitraillettes.

Otages d’autant d’OTAN en portes se levant. D’al… armes.

Hommage aux magnifestants. Fêtant nos fantômes. En larmes.

Dommages. D’eaux polluées, d’os dépouillés. Paillettes.  

 

Siège. Pièges à pillages. Villages avilis, si vieillissants.

Neige puis lacs, rimes aux crimes opaques. Des flics.

Nuages. Barrages de militaires, à rages de militants.

Saccages sécuritaires : en cages les cris, la mer… hics.  

 

Brouillard. Souffrances. France sous censure, sur sang. Insu sourd.

Bouillir en transe. Choisir l’art d’existence, la résistance.

S’ouvrir, faire face, savoir des traces. Détresses des errances.

Si tard. Pour survivre, ivres de livres, spectacle de spectres. Lourds.  

 

Eclairs. De clowns, de clins : d’oeils, d’oeuvres… de fers fatals ?

Esprit qui vient, éclats de vies… serre l’envie qui lance, violences.

Etreint l’air, ère parlant cristal, prix de l’hôpital. Du capital.

Ecrin. Croire en commun. Que l’étau vacille. Va, danse. Si dense…  

 

S’il vous plaît, débordez-les, révoltés, au rendez-vous de nos plaies !

 

Délivrez-nous, du trop d’écrous, du tout des crocs, d’idiots condés !

 

Soulevez, à bout de corps, ce joug de mort, pour nous sauver des…

 

reflux d’un passé révolu et dépassé !

 

 
(VIVANTS, N’OUBLIEZ PAS CES EVENEMENTS)

Contre-Sommet (anti-OTAN) - Strasbourg 03.jpg
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